Attaques cybercriminelles : que doit-on savoir sur le piratage informatique ?

Chaque année les violations de données privées, l’espionnage industriel, le vol de ressources informatiques connaissent une courbe vertigineuse. Dans un monde hyper connecté, toute entreprise qui souhaite satisfaire les désirs de sa clientèle doit maitriser les nouvelles technologies. Le matériel informatique de bureau outre son caractère obligatoire doit être protégé afin de préserver les données de l’entreprise. Dans les lignes suivantes nous vous démontrons les risques en cas de non-protection des données d’une entreprise et nous vous donnerons quelques astuces pour éviter les attaques cybercriminelles.

Qu’est-ce que le piratage informatique ?

Le piratage informatique ou hacking est une pratique qui consiste à utiliser les voies et moyens nécessaires pour exploiter les failles et vulnérabilités d’un système informatique. C’est également toutes les activités dont le but est compromettre des appareils numériques comme les ordinateurs ; les smartphones ; les tablettes et aussi des réseaux informatiques. Cette pratique vieille d’une quarantaine d’années consiste donc à s’introduire dans les systèmes informatiques d’un particulier ou en l’occurrence d’une entreprise afin d’y dérober des informations confidentielles et protégées. Bien que combattues avec acharnement par des sociétés spécialisées dans le genre dont on peut ici la source, les techniques de piratage n’ont cessé de se perfectionner au fil des années et font davantage de victimes.

Quelles sont les formes classiques de piratage informatique ?


Plusieurs méthodes de piratages existent. Certaines sont plus courantes que d’autres. Nous avons :

  •  le phishing ou hameçonnage : c’est une méthode de piratage utilisée par un hackeur pour inciter un tiers ou même un employé de votre entreprise à communiquer vos données personnelles et/ou bancaires en se faisant passer pour une personne de confiance. Cette technique des fraudeurs permet de récupérer les données personnelles de l’entreprise à votre insu. L’escroquerie repose sur la contrefaçon d’un site internet comme appât. L’attaque peut aussi être réalisée par le moyen de courriers électroniques à caractère douteux. Lorsque le phishing utilise le SMS pour obtenir des renseignements personnels on parle alors de Smishing ;
  • le ransomware ou le rançongiciel : c’est un logiciel malveillant qui peut bloquer l’accès à un ordinateur, un téléphone portable, ou chiffrer des données personnelles. En cybercriminalité cette méthode vise à extorquer de l’argent à la victime notamment à des entreprises moyennant le deblocage de leur matériel de bureau ou de la remise d’une clé de décryptage. Les rançongiciels sont en général cachés dans des applications de type pornographique ou dans de faux antivirus téléchargés par l’utilisateur. L’un des rançongiciels les plus populaires est Petya ou NotPetya. Il chiffre par exemple une partie du disque dur qui contient les fichiers de l’entreprise et les rend inutilisables. Puis il vous propose une rançon pouvant atteindre des centaines de dollars en échange d’une clé de chiffrement et l’accès à nouveau à votre matériel de bureau. Les rançongiciels ont connu une augmentation ces dernières années. Les rançongiciels peuvent évoluer sous divers systèmes d’exploitation et constituent un véritable obstacle à la bonne marche de l’entreprise ;
  • les logiciels malveillants : souvent cachés dans les logiciels de téléchargement les logiciels malveillants n’ont qu’un seul objectif celui de nuire à votre système informatique ;
  • les attaques par déni de services : ces attaques dites DDDOS sont des cas de piratage informatique classiques. Elles ont pour objectif de nuire à l’image de votre société en rendant inaccessible l’accès à votre site ou à un certain nombre » de vos services. Ceci a pour conséquence directe l’indisponibilité de votre site internet qu’un client pourrait consulter. Cela affaiblit votre image de marque et vous fragilise lorsque l’attaque est de longue durée ;
  • l’attaque au président : cette attaque peut se faire par tout canal de communication. Elle vise l’un de vos collaborateurs et à vouloir lui extorquer une forte somme d’argent avec l’autorisation de son supérieur hiérarchique. Des sociétés boursières en ont déjà fait les frais ;
  • l’injection SQL consiste à introduire une instruction SQL dans une application web parce que beaucoup d’entreprises n’y sont pas sensibilisées et/ou protégées. Cette attaque engendre le vol de mot de passe administrateur, le vol de données sensibles de votre entreprise, la distribution de malware aux visiteurs de votre site web. Elle a des conséquences terribles et le géant du jeu vidéo Sony en a été également victime;
  • les erreurs de configuration : les mauvaises configurations sont en grande partie dues à la violation de données informatiques. Toute erreur humaine effectuée lors de la configuration d’un système informatique entraine des enregistrements perdus et par la suite des bases de données non sécurisées, des ports de périphériques ouverts, des sauvegardes exposées. Ces mauvaises configurations sont courantes et doivent être évitées afin de protéger les systèmes informatiques des entreprises. Les mauvaises configurations sont la porte ouverte au piratage informatique.

Quelles sont les formes modernes de piratage informatique ?


Les techniques de piratage informatique ont évolué et sont devenues difficiles à combattre. Nous comptons à ce titre : le cryptojacking. Il est un procédé qui se sert des logiciels malveillants. Ces derniers ne bloquent pas le matériel de bureau ou demandent des rançons, mais plutôt exploitent la puissance informatique du matériel infecté afin de s’attaquer aux cryptomonnaies. Les techniques utilisées sont très sophistiquées et les utilisateurs n’y voient que du feu.
Nous avons aussi le piratage via l’internet des objets. La domotique et les objets connectés font partie intégrante de notre quotidien. Il en va de la simple badgeuse au dispositif de sécurité de nos logements. Les objets connectés sont une menace de cybersécurité. Les images, les sons, les vidéos sont autant de données générées et qui sont des portes d’entrée pour les cyberattaques. Il est possible d’hacker et de contrôler à distance que les objets connectés de votre quotidien. Des objets connectés peuvent être utilisés pour effectuer des attaques de déni de services. Votre vie personnelle peut également être épiée grâce aux caméras de surveillance. Pour les entreprises, c’est un risque élevé de la violation de leurs données personnelles. Le secteur des finances, de la santé, l’éducation et les pouvoirs publics sont les plus exposés.

Comment se protéger des attaques cybercriminelles ?

Comme sus-cité les cyberattaques sont récurrentes. Cependant, on peut s’en prémunir en adoptant une bonne hygiène numérique. Tout d’abord, il faudra cesser de croire à l’intimité de votre matériel bureautique. En effet, connecté en permanence à l’immensité du web, le matériel de bureau est exposé aux cyberattaques. De plus, il faudrait déconstruire l’idée selon laquelle les hackers choisiraient leur victime. Tout le monde de nos jours est exposé au hacking. Et il faut arrêter également de penser que le danger vient d’ailleurs. Ce type de réflexions fait chuter le niveau de vigilance.

Par ailleurs, nous vous suggérons de surtout mettre à jour votre système d’exploitation et vos logiciels. La simple négligence est un danger. Une mise à jour régulière de son système informatique permet d’accroitre son niveau de sécurité. Pour les entreprises, il faut obligatoirement se doter d’une PSSI. C’est la politique de sécurité des systèmes d’informations. Véritable outil de protection, la PSSI cerne la nature et les valeurs des actifs de l’entreprise liés au système d’informations. La PSSI permet également d’établir des règles à observer au regard du matériel informatique et à adopter des comportements précautionneux. On ne saurait protéger le système informatique de son entreprise sans sensibiliser ses collaborateurs. Une implication réelle et concrète des salariés ainsi que des exercices de simulation feront de ces derniers les ambassadeurs de la sécurité informatique.

Puis, il faut instaurer de bonnes pratiques comme l’élaboration d’une charte informatique ou la mise en place d’un dispositif de protection cohérent. Il faut aussi faire des sauvegardes hebdomadaires de vos données dans un support dédié afin d’éviter des dommages trop importants en cas de cyberattaques.

En outre, certaines précautions comme l’installation d’antivirus fiable peuvent également vous protéger. Ce sont d’ailleurs des méthodes de protection basique que toute entreprise se doit d’avoir. On pourrait également ajouter la vigilance lors de l’ouverture des mails. En effet, n’ouvrez jamais des pièces jointes dans des courriers électroniques dont vous ignorez la provenance. Grâce à la technique du phishing, de faux courriers ayant l’apparence d’une banque, de la police ou d’une administration peuvent vous être adressés. En cliquant sur un lien malveillant, vous propagerez le virus dans votre ordinateur.

Enfin, nous vous recommandons de vérifier l’extension des fichiers. Un fichier texte ou une image a un format précis. En cas de virus, les extensions de fichiers sont en général fausses ou accompagnées de suffixes étranges. Faites donc attention à vos fichiers et activez la fonction « afficher l’extension des noms de fichiers ».

On retient au final que le piratage informatique regroupe toutes les actions employées par un hacker pour ébranler le système informatique d’un tiers ou d’une entreprise. Pour ce faire, le hacker utilisera plusieurs formes classiques ou modernes de piratage. Quelle que soit leur nature, ces dernières auront des conséquences presque irréversibles sur l’existence informatique de l’utilisateur. Pour les entreprises, grande cible des pirates informatiques, la vigilance doit être de mise et la mise en place d’une stratégie de sécurité informatique doit être confiée à des experts. Accordez alors une attention ^particulière à votre système de sécurité informatique.

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Gabriel

A propos de l'auteur: Gabriel

Rédacteur freelance depuis 14 ans, j'ai fait des nouvelles technologies ma spécialité. J'écris pour de nombreuses revues !

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